• La vraie notion d'épuisement durable

    L'Organisation Non Gouvernementale canadienne Global Footprint Network détermine chaque année le jour à partir duquel l'humanité a épuisé les capacités régénératrices annuelles de notre planète (production des matières premières alimentaires, stockage du dioxyde de carbone, absorption des pollutions et déchets…)

    A partir de ce jour, les parasites humains que nous sommes subviennent à leurs besoins en puisant dans des réserves qui ne sont pas renouvelables, et en accumulant des déchets et émissions de gaz à effet de serre qui ne pourront pas être abosrbés par les écosystèmes planétaires.

    L'année dernière, ce jour a été délimité au samedi 21 août 2010.

     

    Voyez les choses autrement : imaginez qu'au 21 août, vous ayez dépensé la totalité des revenus que vous allez obtenir dans l'année… Cela s'appelle vivre à crédit, n'est-ce pas ? Eh bien, l'humanité vit à crédit, comme le souligne le président de l'ONG, Mathis Wackernagel : "Le changement climatique, la perte de biodiversité, la déforestation, l'eau, les pénuries alimentaires sont autant de signes clairs qui montrent que nous ne pouvons plus financer notre consommation à crédit"… et ce, d'autant plus, que cela ne date pas d'hier… mais de 1987 (plus de 20 ans).

    En 1960, à titre indicatif, l'humanité ne consommait que la moitié de cette biocapacité. Notre consommation a augmenté de 50% en seulement 30 ans, avec un total de 60 milliards de tonnes de matières premières par année.

     

    Et vous osez parler de développement durable ?

    Pour estimer précisément cette date de dépassement, Global Footprint Network utilise son indicateur d'empreinte écologique (mesurée en hactares globaux), qu'elle croise avec la biocapacité que la nature peut régénérer chaque année.

    Bien qu'un indicateur ne corresponde à rien de précis en définitive, il permet malgré tout de faire prendre conscience d'une réalité alarmante.

    En effet, dès que la demande est plus que l'offre, nous sommes à l'opposé de ce que nous nous amusons à appeler le développement durable : nous sommes dans l'épuisement durable.

    Ceci est un SOS écologique : nous consommons trop.

     

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